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Thérapeutique Dermatologique
Un manuel de référence en dermatologie

Vaccination anticancéreuse

19 janvier 2012, par KNOL A.-C. & QUEREUX G. & LABARRIERE N. & KHAMMARI A.

Dans le domaine de la vaccination anticancéreuse en dermatologie, deux approches thérapeutiques sont développées dans le mélanome au stade de récidives locorégionales ou de métastases, celle par immunothérapie ou celle par chimiothérapie. Depuis plus de 10 ans, aucun pas décisif dans le traitement du mélanome par chimiothérapie n’a été fait. Le fait que le Déticène® soit toujours considéré comme la molécule de référence avec un taux de réponse de 20 p.100 en demeure la preuve. Il faut par ailleurs souligner que deux avancées cliniques majeures récentes, les anticorps anti-CTLA4 ainsi que les inhibiteurs de BRAF, auront un impact sur le développement de la vaccination dans le mélanome. Le contrôle thérapeutique à long terme du mélanome nécessitera en effet l’intégration de ces thérapies émergentes prometteuses, avec l’immunothérapie.

L’approche par vaccination dans le mélanome repose sur :

– le fait que des régressions spontanées de mélanomes primitifs ou de métastases cutanées ont été rapportées dans la littérature, laissant supposer que le système immunitaire joue un rôle important dans le développement de cette tumeur ;

– l’identification d’un grand nombre d’antigènes spécifiques des cellules tumorales de mélanome, permettant d’envisager l’approche par vaccination.

1 - DÉFINITION

L’immunothérapie anticancéreuse fait appel à deux mécanismes :

– l’immunothérapie passive, représentée par la thérapie cellulaire qui consiste à injecter au patient des lymphocytes T issus de sa tumeur après les avoir amplifiés in vitro pour en obtenir plusieurs milliards. Le système est alors autologue et les cellules T ayant été isolées au niveau du site tumoral, on peut penser qu’elles sont spécifiques des antigènes de la tumeur ;

– l’immunothérapie active, représentée par la vaccination.

Le concept de la vaccination « anti-mélanome » vise, après identification des antigènes spécifiques du mélanome, à induire une réponse immunitaire spécifique en injectant ces antigènes au malade et à aboutir ainsi au rejet des cellules tumorales.

Les arguments pour développer cette approche thérapeutique reposent (en dehors des lésions spontanément régressives) sur l’existence d’un infiltrat lymphocytaire péritumoral et sur l’observation de rechutes tardives, parfois plus de 10 ans après l’exérèse de la tumeur primitive.

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