Rhinosclérome

13 juillet 2009, par ENJOLRAS O. & CARLOTTI A.

Sommaire

Le rhinosclérome est une maladie infectieuse granulomateuse chronique à début le plus souvent nasal, chronique. Elle est endémique en Afrique, dans le Sud-Est Asiatique, en Europe Centrale et de l’Est et en Amérique centrale et du Sud et au Mexique. Elle est actuellement aussi observée hors de ces zones en Europe et en Amérique du Nord chez des immigrants [4, 9]. Elle atteint les cavités nasales dans plus de 96 p. 100 des cas [9]. Elle gagne ensuite les structures respiratoires voisines (cavité buccale, pharynx, sinus, larynx, trompe d’Eustache), le bas appareil respiratoire (trachée et bronches), et même l’orbite ou la peau de voisinage [1, 5, 6] d’où le terme de « sclérome » parfois préféré à celui de « rhinosclérome ». Elle évolue en trois stades : un stade catarrhal et atrophique, un stade hypertrophique granulomateux (stade où le diagnostic est plus facile), et un stade tardif de fibro-sclérose [1]. Elle entraîne une obstruction respiratoire. Elle est due à une bactérie à Gram négatif, Klebsiella rhinoscleromatis. Elle semble favorisée par des conditions socio-économiques défavorisées. Le rhinosclérome semble peu contagieux ; il se transmettrait par contact direct ou indirect au stade initial de rhinite. Le diagnostic est évoqué, devant un granulome particulier par la présence des grandes cellules spumeuses de Mikulicz, d’origine histiocytaire. La confirmation bactériologique est délicate à obtenir en lésions anciennes.

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