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Médicaments et grossesse

29 août 2016, par MACHET L. & JOINVILLE-BÉRA A.-P.

Le taux de malformations majeures à la naissance varie de 2 à 4 p. 100 selon les séries. La proportion de ces malformations imputables à la prise d’un médicament pendant la grossesse est faible — environ 5 p. 100 de ce total —mais excessive car souvent évitable. Le risque malformatif est essentiellement présent en cas de traitement maternel, par un effet tératogène ou mutagène ; mais les pères sont également concernés pour certains médicaments, soit en raison de leur effet mutagène, soit en raison d’une excrétion dans le sperme ou de leur effet sur la fertilité. Les futures mères sont souvent exposées à la prise de médicaments par voie générale (70 p. 100) ou locale (10 p. 100) pendant la grossesse. Ces médicaments peuvent être contre-indiqués ou déconseillés en raison d’effets tératogènes (risque malformatif lié à une exposition principalement pendant les 2 premiers mois de la gestation) ou d’une foetotoxicité (risque d’anomalies fonctionnelles temporaires ou définitives surtout présent aux second et troisième trimestres). Il faut également prendre en compte le risque de manifestations néonatales (manifestations cliniques secondaire aux effets du médicament chez le nouveau-né) et éventuellement les risques à distance de la naissance (immunodépression, effet carcinogène ou sur le neurodéveloppement,…). Le risque de malformation est donc maximal dès le début de la grossesse ; le médecin, et parfois la malade, pouvant ignorer cette grossesse débutante, il faut donc être vigilant lors de la prescription d’un médicament à une femme en âge de procréer. Enfin, pour certains médicaments à longue élimination, le risque de malformation peut persister à distance de l’arrêt du médicament.

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