Vous utilisez régulièrement le site "Thérapeutique Dermatologique" et vous en êtes satisfait?

Alors, aidez-nous à le faire vivre :

   Faites un don ici !



MENU
Thérapeutique Dermatologique
Un manuel de référence en dermatologie
 Vous visitez un site de la Fondation René Touraine.    Faire un don Français English

  Professionnels de santé

Accueil > Français > Livre > Maladies >

Vulvodynie

29 février 2016, par MOYAL-BARRACCO M. & DO PHAM G.

1 - DÉFINITION

La vulvodynie est un inconfort vulvaire chronique, le plus souvent à type de brûlure, sans cause identifiable [1].Le diagnostic en est souvent porté après plusieurs mois ou années d’évolution du fait de réticences à consulter de la part des patientes et d’une méconnaissance de la maladie de la part les professionnels de santé [2]. Sa prévalence est estimée à 8 % dans la population générale et elle affecterait environ un quart des femmes à un moment de leur vie [3].

La vulvodynie fait partie des symptômes médicalement inexpliqués (SMI), c’est-à-dire des symptômes ne relevant pas d’une maladie organique identifiable (fibromyalgie, cystite interstitielle/vessie douloureuse, côlon irritable, dysfonction temporo-mandibulaire, syndrome de fatigue chronique, etc…) [4, 5].Cinquante pour cent des femmes atteintes de vulvodynie auraient au moins deux SMI associés [6].La vulvodynie, comme certains SMI, tend actuellement à être considérée comme un trouble de la perception et de la modulation du message douloureux impliquant des mécanismes périphériques et centraux intriqués de façon complexe [6].

Des facteurs génétiques pourraient prédisposer à cette affection [7]et une inflammation locale (notamment celle induite par l’infection à Candida albicans) jouer un rôle inducteur [8].

Des facteurs psycho-environnementaux sont impliqués dans les vulvodynies. Ainsi des antécédents de violences physiques, psychologiques ou sexuelles multiplient par 4 à 6 le risque de développer une vulvodynie [9, 10].D’autre part, les femmes atteintes de vulvodynie ont plus d’antécédents d’anxiété, de dépression et de tendance à catastrophiser la douleur que des témoins sans douleur vulvaire [11]. Enfin, plusieurs études ont montré que la maladie avait un impact psycho-sexuel à la fois chez la patiente et son partenaire et que cet impact pouvait influencer l’évolution de la maladie [12, 13].

× N.B. : Ce contenu est limité et destiné au grand public. Si vous êtes professionnel de santé, cliquez ici pour vous inscrire gratuitement, et accédez à un contenu dédié et plus approfondi.
Si vous êtes déjà inscrit, connectez-vous !

Suivez-nous

Newsletter

Fondation René Touraine