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Larva migrans cutanée ankylostomienne

24 février 2005, par CAUMES É.

La larva migrans cutanée ankylostomienne est due à la pénétration chez l'homme de larves de divers ankylostomes animaux parmi lesquels Ancylostoma braziliense est le plus fréquent. Elle est la conséquence de la migration sous-cutanée de ces larves de nématodes, propres à certains animaux (chiens, chats...) et en impasse parasitaire chez l'homme...

Elle est acquise par contact avec un sol souillé par les déjections animales, habituellement dans des pays tropicaux. C'est la principale dermatose observée en France au retour de voyage en pays tropical [3]. Les cas autochtones sont exceptionnels, moins d'une dizaine ayant été décrits en France au cours du XXe siècle.

Elle se manifeste toujours par un (ou plusieurs) cordon sous cutané, érythemateux, prurigineux, serpigineux ou lineaire, mobile, chronique, et localisé au point de pénétration de la larve (fesses, pieds le plus souvent). Plus rarement, elle peut se réveler par une folliculite prurigineuse, appelée folliculite ankylostomienne [4].

Le diagnostic est clinique, les caractéristiques du sillon sous-cutané (localisation, vitesse de progression, longueur, largeur et durée d'evolution) permettant de distinguer la larva migrans cutanée ankylostomienne des autres causes de syndrome de larva migrans cutanée (larva currens de l'anguillulose, dermatite rampante de la gnathostomiase) et des autres parasitoses responsables de lésions sous-cutanées mobiles (myiases rampantes, loase, dirofilarioses). En cas de folliculite ankylostomienne, le diagnostic est clinique (association à des cordons serpigineux), histologique (présence d'une larve d'ankylostome enroulée dans le canal pilo-sébacé), voire parasitologique (examen direct d'une pustule mettant en évidence la larve de nématode).

L'évolution est spontanément favorable mais prolongée (la mort de la larve prenant parfois plusieus mois) et émaillée de complications liées au prurit (impétiginisation) et à des réactions allergiques (locales et, rarement, générales). La durée d'évolution prolongée, l'intensité du prurit et la fréquence des complications (environ 10 p. 100) justifient le traitement.

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