Vous utilisez régulièrement le site "Thérapeutique Dermatologique" et vous en êtes satisfait?

Alors, aidez-nous à le faire vivre :

   Faites un don ici !



MENU
Thérapeutique Dermatologique
Un manuel de référence en dermatologie

  Professionnels de santé

L’érysipèle est une des infections communes les plus fréquentes menant à une hospitalisation. Sur le plan de la terminologie, l’érysipèle est différencié de la cellulite dans la littérature anglosaxonne [1]. Le terme de cellulite peut être source de confusion car regroupant plusieurs entités [2].

L’érysipèle est à considérer comme un type spécifique de cellulite ou dermo-hypodermite aigüe bactérienne, caractérisée par une inflammation débutant au derme superficiel incluant les vaisseaux lymphatiques superficiels liée la plupart du temps à un streptocoque Béta-hémolytique (A le plus souvent). Cliniquement, l’érysipèle est caractérisé par un placard inflammatoire dont la limitation est franche par rapport à la peau non lésée. La cellulite est une dermo-hypodermite bactérienne atteignant, pour sa part, le derme profond et l’hypoderme ; pour la plupart d’origine streptococcique mais un certain nombre d’autres microorganismes (notamment le staphylocoque aureus) peuvent en être responsables ; cliniquement le placard inflammatoire est beaucoup moins bien limité par rapport à la peau non lésée avoisinante.

L’érysipèle typique est due à un streptocoque Béta-hémolytique le plus souvent du groupe A mais aussi à d’autres groupes notamment G (22% du groupe G dans une série finlandaise) [3]. Le staphylocoque aureus n’est pas responsable d’érysipèle typique mais d’autres formes de dermo-hypodermite bactérienne notamment associée à des furoncles et/ou des abcès [4].

Il siège préférentiellement au niveau des membres inférieurs beaucoup plus rarement au niveau des membres supérieurs, du visage et du tronc [4].

La pénétration de bactéries à travers une brèche cutanée est à l’origine de cette infection. L’érysipèle typique est une maladie toxi-infectieuse avec une faible densité bactérienne au niveau des lésions, et résulte vraisemblablement d’une réaction immunologique d’hypersensiblité aux antigènes streptococciques, conduisant à une inflammation (production locale d’IL-1 et de TNF) et à l’élimination rapide des bactéries.

× N.B. : Ce contenu est limité et destiné au grand public. Si vous êtes professionnel de santé, cliquez ici pour vous inscrire gratuitement, et accédez à un contenu dédié et plus approfondi.
Si vous êtes déjà inscrit, connectez-vous !

Suivez-nous

Newsletter

Fondation René Touraine