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Photothérapie UVB et PUVAthérapie

16 avril 2012, par BEANI J.-C.

L’utilisation thérapeutique du soleil est mentionnée dans les manuscrits les plus anciens.

Après une éclipse pendant l’ère chrétienne, l’héliothérapie se développe à nouveau au début du 19ème siècle avec l’apparition de sources artificielles d’ultraviolets (UV) et sa place sera très vite consacrée par l’attribution du Prix Nobel de Médecine en 1903 à Niels Finsen pour le traitement du lupus vulgaire par une lampe à arc de carbone.

Les connaissances physiques et biologiques font rapidement comprendre que l’action de l’héliothérapie naturelle est le fait des UV du spectre naturel et photothérapie devient synonyme d’utilisation thérapeutique des UV.

L’efficacité d’une lampe à vapeur de mercure pour traiter le psoriasis seule (Alderson) ou potentialisée par des goudrons (Goeckerman, 1925 et Ingram, 1953) fait véritablement naître la photothérapie UVB à large spectre.

L’étape déterminante sera les essais de traitement du psoriasis en 1974 par prise orale de psoralènes suivie de l’exposition à de nouveaux tubes fluorescents émettant une haute énergie d’UVA [1]. Une nouvelle photothérapie, appelée par l’acronyme formé à partir des initiales Psoralène UltraViolet A (PUVA), était née elle va faire prendre un essor considérable à la photothérapie dans l’arsenal thérapeutique dermatologique.

Au début des années 1990, la mise à disposition par l’industrie de nouveaux tubes UVB à émission spectrale très étroite autour de 311 nm (Philips TL01) conduit à une nouvelle photothérapie UVB dite à bande étroite (par opposition à la photothérapie UVB conventionnelle utilisant toute la bande spectrale UVB) d’abord dans le psoriasis car des études plus anciennes avaient montré que les longueurs d’ondes optimales pour traiter le psoriasis se situaient autour de 311nm.

Au début des années 1990 des équipes allemandes proposent, dans la dermatite atopique, l’utilisation de source UVA à très haute énergie et émettant majoritairement dans les UVA longs (340-400nm) appelés aussi UVA1. Cette méthode dite photothérapie UVA1 va des lors se développer surtout en Allemagne dans la dermatite atopique puis un peu comme pour la PUVAthérapie a été essayé empiriquement dans différentes dermatoses.

Les unités de traitement faites d’une batterie de lampes montées en série avec un système de refroidissement sophistiqué pour une irradiation corporelle à très haute doses (130 joules d’UVA1 par séances) sont aujourd’hui très peu développées en France. Elle ne sera pas développée dans le présent article dont le propos est restreint à la PUVAthérapie et aux photothérapies UVB.

Enfin, plus récemment encore des essais de traitement avec des lasers UVB à excimer de plaques de psoriasis [2, 3] et de vitiligo [4] ainsi qu’avec un système non laser à excimer (Excilite® ; DEKA, Florence, Italie) délivrant une lumière monochromatique à 308-nm a été essayé dans différentes dermatoses habituellement traitées par UVB TL01 [5,6]. Les résultats restent trop segmentaires pour réellement apprécier si ces nouvelles photothérapies UVB ont une place en termes de faisabilité, de coût, d’efficacité et de risque par rapport aux autres photothérapies et surtout par rapport aux possibilités alternatives à la photothérapie, de fait nous ne les développerons pas dans le présent propos.

La photothérapie dynamique, la photothérapie de l’acné et la photothérapie de l’ictère néonatal qui utilisent des radiations visibles ainsi que la photochimiothérapie extracorporelle (véritable PUVAthérapie ex vivo) qui est plus proche de la thérapie cellulaire que de la photothérapie cutanée stricto sensu sortent aussi du présent propos.

Les indications de la photothérapie, à la suite des essais convaincants initiaux dans le psoriasis pour la plupart d’entre elles, sont nées d’essais cliniques purement empiriques, la compréhension des mécanismes d’action thérapeutique n’ayant été paradoxalement qu’appréhendée, et à ce jour de manière partielle, que dans un deuxième temps.

Une multitude de dermatoses bénéficient aujourd’hui de la photothérapie et les essais cliniques comparatifs entre les différentes techniques permettent de discerner plus clairement les indications relatives de chacune d’elles.

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