Vous utilisez régulièrement le site "Thérapeutique Dermatologique" et vous en êtes satisfait?

Alors, aidez-nous à le faire vivre :

   Faites un don ici !



MENU
Thérapeutique Dermatologique
Un manuel de référence en dermatologie
 Vous visitez un site de la Fondation René Touraine.    Faire un don Français English

  Professionnels de santé

Accueil > Français > Livre > Thérapeutiques >

Immunoglobulines intraveineuses

14 mai 2014, par FELDMEYER L. & FRENCH L.E.

Les immunoglobulines humaines polyvalentes à usage thérapeutique par voie intraveineuse (Ig IV), initialement employées comme thérapie de substitution pour les patients atteints d’immunodéficience primaire, sont de plus en plus utilisées pour le traitement de certaines maladies dysimmunitaires et inflammatoires, dont certaines font partie de la pratique dermatologique. Cependant, leur indication n’est actuellement validée que pour un nombre restreint de pathologies ayant fait l’objet d’études contrôlées (dermatomyosite, maladie de Kawasaki), la majorité des résultats dans d’autres maladies dermatologiques provenant d’essais non contrôlés ou de courtes séries. Un traitement par Ig IV est généralement réservé à des maladies rares ou à des formes sévères, chez un nombre restreint de patients avec des caractéristiques hétérogènes, ne permettant pas d’études contrôlées. Le coût élevé des Ig IV limite également leur usage en première intention.

Les Ig IV sont préparées à partir d’un pool de plasma humain (3000-10000 donneurs) selon un procédé qui varie en fonction du fabriquant, mais qui aboutit dans tous les cas à la production d’un concentré d’immunoglobulines G (IgG) lyophilisées ou non, pures (degré de pureté supérieur à 99.9 p. 100) et non agrégées, et ayant gardé leurs propriétés fonctionnelles. Plusieurs techniques sont utilisées pour garantir une sécurité optimale du produit : une sélection attentive des donneurs ; un criblage préventif du sang pour l’ensemble des agents infectieux transmissibles connus ; l’utilisation de techniques modernes d’inactivation virale ; et finalement des méthodes de caractérisation biologiques et pharmacologiques et tests du produit fini.

Grâce à ces procédés de préparation et au respect des critères de l’OMS et des guidelines européennes [1], l’utilisation thérapeutique des Ig IV comporte actuellement très peu de risques ou d’effets secondaires.

× N.B. : Ce contenu est limité et destiné au grand public. Si vous êtes professionnel de santé, cliquez ici pour vous inscrire gratuitement, et accédez à un contenu dédié et plus approfondi.
Si vous êtes déjà inscrit, connectez-vous !

Suivez-nous

Newsletter

Fondation René Touraine