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Hydroa vacciniforme

22 mai 2013, par ADAMSKI H.

L’hydroa vacciniforme est une photodermatose rare, décrite pour la première fois au XIXème siècle par Bazin. C’est une affection acquise qui débute dans l’enfance et guérit spontanément souvent à l’adolescence.

RAPPEL CLINIQUE

Les premières manifestations surviennent en règle générale avant l’âge de 10 ans. Les garçons sont le plus souvent atteints. Les symptômes sont caractéristiques. Après une exposition importante l’été, se développe en moins de 24 heures une éruption du visage, des avant-bras et du dos des mains parfois associée à une sensation de brulure ou de fièvre. Par la suite, ces lésions deviennent confluentes et croûteuses (Figure 1). En quelques semaines les croûtes se détachent en laissant des cicatrices résiduelles dites varioliformes. L’évolution est marquée par une rechute à chaque exposition solaire. Néanmoins les poussées vont devenir moins importantes et disparaissent à la puberté dans la majorité des cas. Un suivi au long cours est nécessaire car la survenue de lymphome (cancer du système lymphatique) est possible.

CAUSE

Elle est mal connue. Le rôle déclenchant de l’exposition solaire est évoquée qui serait lié aux ultraviolets (UVA). Récemment, il a été montré que l’hydroa vacciniforme est souvent associé à une infection virale due à l’Epstein-Barr virus.

TRAITEMENT

L’utilisation de crème solaire doit être systématique durant toute la période ensoleillée (printemps et été). Elle est efficace à condition d’en appliquer suffisamment et régulièrement. Le produit de protection solaire doit être à large spectre à la fois contre les UVA et UVB avec un coefficient élevé 50+. L’utilisation de lunettes protectrices est indiquée devant la possibilité d’atteinte oculaire. Une protection vestimentaire (vêtement couvrant et chapeau) est recommandée.

Une photothérapie peut être prescrite en cas d’échec des mesures de protection. Elle consiste à effectuer des séances d’exposition UV en cabine (soit PUVA soit UVB à spectre étroit) sous prescription médicale dans un cabinet de dermatologie ou à l’hôpital. Plusieurs séances sont réalisées à débuter au début du printemps afin de permettre une meilleure tolérance cutanée au soleil.

Des médicaments (béta-carotène, les antipaludéens de synthèse, les huiles de poisson, thalidomide,…) ont été utilisés mais leur efficacité est inconstante et ponctuelle. Plus récemment, les antiviraux tels que l’acyclovir et valacyclovir ont été essayés, en raison d’une infection au virus Epstein-Barr associée à l’hydroa vacciniforme, avec de bons résultats.

SYNONYME

Hydroa vacciniforme de Bazin.

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