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Borrélioses cutanées

16 février 2015, par FOISSAC M. & LEKADITI M.

1 - DÉFINITION, BACTÉRIOLOGIE, VECTEURS, ÉPIDEMIOLOGIE

La maladie de Lyme est la plus fréquente maladie à tiques rencontrée aux Etats Unie et en Europe [1]. Elle est due à plusieurs espèces de spirochètes appartenant au complexe Borrelia burgdorferi sensu lato. Aux Etats-Unis Borrelia burgdorferi sensu stricto (B. burgdorferi sensu stricto), première espèce de Borrelia découverte, est presque exclusivement en cause. En Europe trois espèces sont prédominantes : B. burgdorferi, B. afzelii et B. garinii. En Asie seules les deux dernières sont régulièrement observées. 

Des cas de Borreliose de Lyme dus à B. bavariensis, B. bissettii, B. kurtenbachii, B. lusitaniae, B. spielmanii et B. valaisiana ont également été décrits mais de façon anecdotique [1-5].

Par ailleurs aux Etats Unis au moins deux autres espèces de Borrelia (B. andersonii et B. americana) semblent capables d’entraîner un érythème migrant, mais leur pathogénicité n’est que partiellement connue [6, 7].

Ces bactéries ne possèdent que très peu de protéines assurant des activités de biosynthèse ; elles ne peuvent donc pas survivre dans le milieu extérieur [1].

Le réservoir naturel de Borrelia sensu lato est très vaste puisqu’il comprend de nombreux oiseaux (B. garinii), petits mammifères (souris, campagnols, mulots …) et tiques. En revanche les daims et le bétail ne sont probablement pas des réservoirs pour ces spirochètes [1, 5].

Leurs principaux vecteurs sont des tiques dures du genre Ixodes, qui transmettent les bactéries au cours d’un repas sanguin, au stade de nymphe ou plus rarement au stade adulte [8]. Un délai d’au moins 36 heures semble nécessaire pour qu’une tique enchâssée dans la peau puisse inoculer des Borrelia à l’homme [9, 10].

Quatre espèces de tiques sont impliquées dans la majorité des transmissions à l’homme : Ixodes ricinus en Europe de l’Ouest et Centrale, Ixodes persulcatus en Europe de l’Est et en Asie, Ixodes scapularis dans les régions du Nord et de l’Est des Etats-Unis, et Ixodes pacificus sur la côte Ouest des Etats-Unis [1]. 

De rares transmissions par d’autres Ixodes sont rapportées exceptionnellement. Par exemple en Australie, Ixodes holocyclus a récemment été identifiée comme vecteur de B. burgdorferi [11].

Toutes les tranches d’âge sont concernées par cette maladie. Elle est présente sur tous les continents, mais prédomine dans les régions forestières et humides de l’hémisphère nord, et dans les zones où la population pratique des activités extérieures à risque de piqûre. En Europe les pays les plus touchés sont l’Autriche, la Slovénie, la Suède et les Pays Bas [12]. En ce qui concerne la France une étude récente a estimé l’incidence de cette maladie à 42 cas pour 100 000habitants, avec d’importantes disparités régionales (de 0 à 184 cas pour 100 000habitants) [12].

Compte tenu des changements climatiques actuels, de la multiplication des voyages touristiques, et des migrations de populations cette maladie s’étend sur d’autres territoires, comme le Canada [13], l’Australie [11, 14], le Mexique [15, 16], ou l’Egypte [17].

La transmission est le plus souvent due aux nymphes qu’aux tiques adultes. Les nymphes d’I. ricinus, I. pacificus et I. persulcatus sont très actives du début du printemps jusqu’au milieu de l’été, rendant compte du pic d’incidence de la maladie à cette époque de l’année. Les nymphes d’I. scapularis sont surtout actives entré l’été et le début de l’automne [1,12, 18].

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