II Thérapeutiques
Psychosomatique en dermatologie (Psychodermatologie)
S.G. CONSOLI

RELATION MÉDECIN-MALADE

MALADIES PSYCHIATRIQUES

La plupart des articles concernant les maladies psychiatriques s'exprimant au niveau de la peau (pathomimie, délire d'infestation cutanée par un parasite, dysmorphophobie…) expriment beaucoup de découragement quant à la possibilité de l’adresse du malade à un psychiatre ou à un psychologue, d’une prise en charge conjointe dermatologique et psychologique, d’une amélioration voire d’une guérison de la symptomatologie cutanée et psychologique. Les articles qui enseignent comment diagnostiquer et, éventuellement, traiter, par exemple un état dépressif et/ou anxieux, devraient donc aussi permettre aux dermatologues de repérer en eux-mêmes et de réfléchir à leurs propres difficultés, à leurs propres résistances à l’idée d’avoir eux-mêmes à aborder avec leurs malades l’aspect psychologique de certaines maladies cutanées. Les dermatologues peuvent ainsi, par exemple, invoquer le manque d’information, le manque d’un correspondant psychiatre ou, plus prosaïquement, le manque de temps, pour initier une démarche d’ordre psychologique qui, au bout du compte, peut les angoisser.


Thérapeutique dermatologique, Médecine-Sciences Flammarion © 2001